H-Burns - We go way back
H-Burns, c'est l'histoire d'un mec. Normal, le mec, tranquillement installé dans le fauteuil de guitariste de Dont Look Back - formation hors norme, soit dit en passant. Un jour, le mec se dit qu'il va accoucher d'un album seul, avec pour seule compagne sa guitare folk. Il livre onze titres, comme ça, histoire de. Onze titre phénoménaux, émergeant sous la forme d'un Songs from the electric sky inouï, bouleversant, poignant. Parce que, putain, il a pas qu'une guitare le mec, il a aussi une voix. Une putain de voix.
L'expérience est concluante, mais il se sent un peu seul. Il décide alors de réunir quelques uns de ses potes (Jonathan Morali (Syd Matters) en tête, excusez du peu) pour voir How strange it is to be anything at all. En résulte une seconde galette enrichie d'une batterie et autres instruments en tous genres, oeuvrant au service de compositions aériennes, aux mélodies aussi légères que magnifiques.
Tout ça c'est très bien, mais ça ne semble pas leur suffire. Alors, ils vont se dire qu'ils en ont fait de la route, et que ça serait pas mal, un coup, de rajouter des trucs un peu plus expérimentaux, plus surprenants, de prendre des chemins de traverse ; d'aller présenter le folk à d'autres genres, un peu, de lui apprendre qu'il est pas tout seul, qu'il peut se faire des copains ailleurs (et apparemment, il s'est vachement bien entendu avec le rock). D'introduire à la folk sa cousine l'électrique, aussi, pour qu'elles apprennent à se connaître, à jouer ensemble (Half a man / Half a freak). Et le résultat est simplement fantastique.
We go way back. Tout est dit. De la nostalgie, cet opus, il en a à foison. Et pas une à trois francs six sous qu'on essaie si souvent de nous vendre. Non, une bien plus puissante que ça, bien plus magique, bien plus envoûtante.
Dès l'introduction (We go way back) on réalise qu'on tient là une perle. Deux minutes. Brutes de décoffrage, intenses, authentiques, poignantes, sincères. A l'image de l'album, en somme, qui s'écoute d'une traite, sans fausse note. Les enchaînements frisent même le génie, comme avec le minimaliste So long dying cities suivi de l'incroyable I can haunt you, véritable point d'orgue de ce chef d'oeuvre en devenir, où l'intelligence de ces gens-là atteint son paroxysme, où la mélodie accompagne à merveille ce chant si particulier, si rare. Melting Point, parfaite illustration de la rencontre folk - rock réalisée ici, et I can't kill the world, somptueuse "ballade", concluent l'écoute de ce qui restera comme un de nos albums préférés. De l'année ? De la décennie ? A tout jamais ? Le temps nous le dira, mais on a une préférence pour le dernier, quand même.
H-Burns, c'est l'histoire d'un mec génial, frappé par la grâce, capable de nous émerveiller seul, en bande, en acoustique, en électrique. Un mec rare, attachant comme aucun autre, au talent incroyable, à la sensibilité rare, capable de vous faire chialer dans n'importe quelles conditions.
Un mec bien, quoi.
par anthony - lue 236 fois.<< Retour
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H-Burns - We go way back vu par musiciens.biz
"H Burns réussit un chef d'oeuvre du genre."
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H-Burns - We go way back vu par grosse-caisse.com
"On est subitement happé par ce périple passionné, par ce retour électrisant des nineties et de cette teenage riot qu’on a au plus profond de notre être."
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H-Burns - We go way back vu par mille-feuille.fr
"Et comme pour marquer son profond agacement devant la redondance de l'épithète folk apposé à sa musique, H-Burns a choisi de nous rappeler que son identité musicale s'est également construite avec le meilleur du rock indé américain des années quatre-vingt dix. "
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